Kabylie-Ibouyisfène
Il
était une fois un ange appelé Moumouh ...
Bouzeguene - Il était un ange, "Delmalaykat'' (en kabyle),
est le qualificatif qui est revenu dans tous les témoignages pour
désigner le regretté Moumouh, un jeune garçon d'Ibouyisfene
(Bouzeguene), de son vrai nom Hanouti Mohand, décédé
malheureusement il y a un peu plus de quatre ans, à l'âge
de 13 ans, à la suite de ce qui s'apparente à une véritable
mauvaise prise en charge médicale (le moins que l'on puisse dire),
qui s'est traduite, selon ses parents, par un vrai "empoisonnement".
Des images furtives de Moumouh, enregistrées dans
une vidéo lors d'un mariage, laissent apparaître un garçon
serein et bien portant. Il paraissait souriant, joyeux et détendu.
Mais sa vie a basculé soudainement pour laisser sa famille et tous
ceux qui le connaissent dans la douleur.
Son père raconte comment la veille de l'Aid
et alors qu'il l'aidait dans les travaux de l'épicerie qu'il tient
à l'entrée de Bouzeguene, Moumouh lui a fait état
de douleurs à l'estomac. Le soir il se rendra avec lui au dispensaire
de Laoudha Guighil, à quelques kilomètres de là, en
allant vers Azazga. Là le médecin lui dira qu'il n'a rien
et qu'il s'agirait d'une simple indigestion liée à quelque
chose qu'il aurait consommé. Mais trois jours plus tard, il sera
évacué vers Azazga, où un chirurgien sollicité
pour l'opérer pour une appendicite, réfutera ce diagnostic
et le renverra chez lui.
Mais le mal est toujours là avec ses douleures,
les médicaments qu'il lui a prescrit n'ayant rien donné.
Des analyses effectuées n'ont rien révélé jusqu'à
ce qu'un médecin découvre que le jeune garçon a des
poches d'eau dans un poumon.
Là commence alors une grande bataille qui
s'est soldée par des succès lorsqu'il était suivi
par le Pr Amalou, dira son père. Il sera hospitalisé à
l'hôpital Nadir du CHU de Tizi-ouzou. Il a repris le dessus. Il serait
resté encore un peu plus longtemps, il serait guéri, a indiqué
son père. Là est entré en effet un autre médecin
de l'hôpital de Tizi-ouzou qui suggère à son père
de le prendre chez lui estimant qu'il peut suivre sa thérapie pour
ne pas rater sa scolarité.
Cette décision prise par le médecin
du service pédiatrie au mépris des recommandations du Pr
Amalou, selon M. Hanouti, sera respectée mais le jeune garçon
rechutera dans la maladie quelques temps après. Et c'est ainsi qu'il
sera soumis ensuite à un intense traitement qui a fini par l'empoisonner,
affirmera son frère, Sofiane. Il a été empoissonné
à coup de ''morphine'' et de ''l'extenciline'' (ou quelque chose
de ce genre), précise Sofiane.
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